Veronica Savu

1976

Co-fondatrice et gérante de Morphotonix S.à.r.l., Lausanne

"Travailler avec mes collègues est un plaisir – et offrir une solution durable et écologique à notre clientèle résonne avec mes valeurs et objectifs personnels."

Mon parcours

J’ai fait mon doctorat en physique, mais depuis quatre ans, je me suis lancée dans le monde stimulant de l’entrepreneuriat. Je suis la co-fondatrice et gérante de Morphotonix Sàrl. Aujourd’hui, Morphotonix , avec sa technologie primée et brevetée, permet d’authentifier les produits, simplement et en toute confiance, grâce à la nano-gravure ajoutée directement sur ces derniers.

Ce qui me passionne, c’est l’opportunité d’avoir une deuxième carrière, qui a peu en commun avec la recherche et le développement scientifique où j’étais active jusqu’à 38 ans. C’est l’art de l’interaction humaine et la compréhension de comment les choses se passent dans les coulisses, de ce que les consommateurs et consommatrices voient. Travailler avec mes collègues est un plaisir – et offrir une solution durable et écologique à notre clientèle résonne avec mes valeurs et objectifs personnels.

Mon parcours. Je pensais être au sommet de ma carrière universitaire après un doctorat en physique à Yale, puis un post-doc en micro/nanotechnologie à l’EPFL et à l’Université de Bâle. J’avais aussi obtenu un important fonds de recherche Ambizione du FNS. Mais je cherchais le prochain défi. Mes collègues universitaires et des conseillers m’ont soutenue. Morphotonix n’aurait pas survécu sans ma collègue et co-fondatrice, Vaida Auzelyte, qui est aussi mon amie. Il y avait des connaissances et des appuis émotionnels – supporters, instructeurs, conseillers, famille, ami-e-s. Et puis, il y a ma fille qui m’a rappelé à quel point la vie devait être belle – sur tous les fronts.

Un bémol, des obstacles ? J’ai enseigné au cours de mon travail scientifique, j’espère atteindre le niveau dans ma carrière entrepreneuriale où j’ai quelque chose d’utile à partager. J’aime penser à ce que vous appelez les obstacles comme des défis. Tout dépend de la façon dont vous assimilez une situation. J’ai été élevée dans une famille aimante et solidaire, avec beaucoup de respect pour l’éducation. Je disposais donc d’une base solide pour quitter la maison à 21 ans sans pouvoir acheter un billet aller-retour. Oui, je suis entourée d’hommes dans mon travail, mais je suis habituée à ce milieu depuis l’université aux États-Unis. J’ai étudié à Caltech, et à l’époque 80% du corps estudiantin étaient des hommes. Mais les choses changent maintenant, depuis les premières années de la vie. Alors il y a de l’espoir.

Je suis fière d’être toujours curieuse, et j’essaye de rester ouverte et flexible pour faire face à tout ce que les situations m’apportent.

À la Proust

Cet encart vous est présenté dans sa langue d’origine
Au-delà de votre profession

Ma famille, les plages et coquillages, être dans la nature, faire du ski et lire.

Des personnes qui vous inspirent

Meg Urry, première femme à occuper un poste permanent au Département de physique de Yale. Invitée à prendre le thé chez elle, elle nous a raconté comment un de ces anciens professeurs s’exclamait «Meg, mais vous voulez tout avoir ! – une famille et une carrière !» et Stephen Hawking.

Un livre & un film

J’en ai plusieurs et petite, Autant en emporte le vent (Victor Fleming).

Un modèle

J’ai plusieurs modèles tout en trouvant difficile d’essayer de s’inspirer de quelqu’un d’autre.

Un objet

Les ratons-laveurs

Une couleur

Le vernil (Vert du Nil)

Un rêve

Plus d’éducation pour un monde plus stable et plus heureux.