Camille-Sophie Brès

1980

Professeure à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), Lausanne

"Les soutiens sont importants car différents chemins s’offrent à nous et il s’agit d’en trouver au moins un qui nous convient."

Mon parcours

Professeure en Génie électrique à l’EPFL, je mène un groupe de recherche spécialisé dans la photonique et j’enseigne au niveau bachelor et master.

Ce qui me passionne dans mon métier est son côté dynamique, à la fois dans la recherche et l’éducation. Je peux toucher à de la recherche fondamentale et appliquée qui évolue sans cesse. Et être au contact avec des jeunes qui seront les chercheur-e-s, les ingénieur-e-s de demain. Je continue à apprendre, à être surprise et à découvrir. J’espère faire une différence avec ma recherche, inspirer mes enfants et représenter fièrement les femmes dans mon domaine, où nous sommes loin d’être en majorité, ou même à parité.

Mon parcours. Un mélange de chances, d’opportunités que j’ai su saisir, et une forte motivation, volonté et ambition. Ensuite, il y a cette envie de faire la différence et d’être indépendante. Sans oublier beaucoup de travail. Et du soutien dans les phases de transition : entre le lycée et l’université (ma famille), lors de ma thèse (mon superviseur), pour la recherche (mon superviseur de post-doc). Sans oublier mes proches collègues. Les soutiens sont importants car différents chemins s’offrent à nous et il s’agit d’en trouver au moins un qui nous convient.

Un bémol, des obstacles ? La ’jungle’ académique est parfois sans pitié et il est très difficile de se déconnecter complètement. Ensuite, l’ingénierie est encore perçue comme un domaine masculin qui ne fait sûrement pas rêver les petites filles. Cela peut également faire peur de se lancer dans une aventure encore considérée atypique. De plus, à cause des préjugés inconscients, on a parfois l’impression d’être jugée autrement que les hommes. Lorsque je leur dis ce que je fais, les gens pensent presque automatiquement que je travaille ’pour quelqu’un’ (un homme) et non que je mène mon propre groupe de recherche. Mais pour moi, c’est une source de fierté, ça et ne remet pas en doute mes capacités.

Je suis fière de mon parcours, d’avoir monté mon laboratoire de recherche et de mener mon groupe avec succès. Je pense être quelqu’un de très efficace et de passionné, ce qui m’a permis d’arriver où je suis. Nos contributions dans le domaine de l’optique guidée non-linéaire sont reconnues par nos pairs.

À la Proust

Cet encart vous est présenté dans sa langue d’origine
Au-delà de votre profession

La littérature, le sport en général (course à pied, natation…), le tricot !

Des personnes qui vous inspirent

Donna Strickland, Prix Nobel de Physique 2018, (et ma grand-tante) et une bonne liste d’hommes que j’admire.

Un livre & un film

L’amie prodigieuse (Elena Ferrante) et Out of Africa (Sydney Pollack).

Un modèle

Mon directeur de thèse et des femmes brillantes dans mon domaine de recherche.

Un objet

Je ne sais pas ! Demandez aux personnes qui me connaissent bien !

Une couleur

Le rouge

Un rêve

Un peu cliché mais faire le tour du monde (ou du moins beaucoup voyager !)