Sophie Ansos

1970

Enseignante en Sciences de la Vie et de la Terre (SVT), Montbéliard

"Quand on explique des notions à des élèves, c’est intéressant, ça permet une transmission du savoir, et ça, c’est passionnant."

Mon parcours

Enseignante en Sciences de la Vie et de la Terre (SVT), Montbéliard

Je suis enseignante de l’Education nationale en SVT au Lycée Germaine Tillion à Montbéliard. C’est un métier de passion, qu’on fait avec les tripes, un métier d’échanges, de partage, de générosité, de don de soi et de représentation aussi, car on est face à un public. C’est aussi le contact, une forme de spectacle vivant. C’est un métier de savoir, de connaissance. Quand on explique des notions à des élèves, c’est intéressant, ça permet une transmission du savoir, et ça, c’est passionnant.

Ce qui me passionne, c’est le contact avec mes élèves, leur personnalité. Quand j’ai vu qu’ils ont compris, j’adore. Ce qui fait que je me lève le matin, c’est le plaisir de retrouver mes élèves, les voir rigoler, comprendre, travailler.

Mon parcours professionnel. J’ai un parcours classique, j’ai obtenu le concours du Capes, (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement du Second degré), puis enseigné en collèges et en lycées, mais principalement en lycées, depuis 20 ans. Durant mon parcours, j’ai aussi fait une pause de quatre ans. J’ai été expatriée au Brésil pendant trois ans. J’ai aussi eu mes filles pour lesquelles j’ai voulu consacrer du temps. Dans mon engagement dans l’association Elles bougent destinée à attirer les lycéennes et les étudiantes vers les métiers du transport (aéronautique, automobile ou ferroviaire), j’ai pu compter sur le soutien de femmes d’exception, des femmes remarquables et inspirantes, notamment Katia Mougey, co-déléguée régionale de Elles bougent Franche-Comté.

Je suis très fière que mes filles soient bien dans leur peau, heureuses, qu’elles aiment la vie, qu’elles soient souriantes. Elles sont très différentes toutes les deux, et on s’entend bien toutes les trois, il y a de la joie dans la maison.

À la Proust

Cet encart vous est présenté dans sa langue d’origine
Au-delà de votre profession

Ma vie affective, ma famille, mes deux filles de 16 et 10 ans, et ma vie culturelle : théâtre et cinéma. Ma passion, c’est le spectacle vivant, des spectacles de danse ou du stand-up. Sinon, mon engagement associatif pour Elles bougent bien-sûr, pour laquelle je suis déléguée régionale. Il s’agit d’une association visant à sensibiliser les filles aux filières scientifiques et technologiques par la création d’événements spécifiques et par l’intermédiaire de marraines et de réseaux de femmes dans les structures privées et publiques.

Des personnes qui vous inspirent

Les femmes exceptionnelles m’inspirent plus que les hommes exceptionnels, celles de mon entourage, de la vie de tous les jours, que Elles bougent m’a permis de rencontrer. J’ai beaucoup d’admiration pour les femmes qui ont su aller au-delà des stéréotypes et faire des choses qui n’avaient jamais été faites avant. Deux femmes célèbres aussi : Marie Curie et Simone Veil. Mais aussi Lucien Neuwirth et son plaidoyer en faveur de la pilule contraceptive devant l’Assemblée nationale. Eva Joly, juge d’instruction sur des affaires de corruption puis engagée en politique auprès d’Europe Ecologie Les Verts, une femme exceptionnelle. Ou encore Cécile Duflot.

Un livre & un film

Souvenirs d’enfance (en particulier La gloire de mon père et Le château de ma mère) (Marcel Pagnol). Germinal (Emile Zola), Léon l’Africain (Amin Maalouf), un style d’écriture sublime. Mon nom est Rouge (Orhan Pamuk), prix Nobel de littérature en 2006. Priscilla, folle du désert (Stephan Elliot), Les Figures de l’ombre (Theodore Melfi), Le Sourire de Mona Lisa (Mike Newell) et Les Suffragettes (Sarah Gavron). Mais aussi Le cercle des poètes disparus (Peter Weir), très inspirant pour moi qui suis enseignante.

Un objet

Côté maman, la photo de mes deux filles. Côté prof, ma zapette pour faire défiler les diapos de mes Power Points en classe, que j’utilise quotidiennement.

Une couleur

Le rouge, parce que c’est une couleur forte, même si j’en porte très peu.

Un rêve

Je vais faire ma Miss Monde mais ce serait un monde avec moins d’inégalités. Et bien sûr, résoudre le grave problème du réchauffement climatique. Et sinon, que mes filles soient heureuses, qu’elles souffrent le moins possible.