Tina Ambos

1979

Professeure à la Faculté d’économie et de management de l’Université de Genève (UNIGE), Genève

"Il faut anticiper et être consciente des exigences, comme celle de voyager. Le réseau international est capital pour une carrière académique."

Mon parcours

Je suis professeure ordinaire en management international. Ma recherche vise à optimiser la gestion des entreprises internationales mais aussi des organisations internationales comme l’ONU ou les ONGs. En limitant les lourdeurs administratives par exemple. Comment gérer la question des réfugiés, les aider à vivre en utilisant la technologie digitale, tout en protégeant leur sphère privée. En fait, mettre à disposition des sources d’idées à travers le monde. Ensuite, il y a l’enseignement au niveau bachelor et master bien sûr, mais également en formation continue, je suis la directrice académique de l’International Organizations MBA (IO MBA) qui me permet d’être en lien avec des managers. Et puis je dirige l’Institut de management de la GSEM, avec une trentaine de personnes impliquées et donc pas mal de gestion du personnel.

Ce qui me passionne, c’est la recherche fondamentale en lien justement avec la pratique. La pertinence du transfert académique pour les organisations. Et faire passer de l’innovation. Ce qui me motive aussi le matin, ce sont mes enfants, c’est très physique et puis d’avoir un travail indépendant qui me permet de gérer les sujets et d’être avec des gens motivés. Et aussi la variété.

Mon parcours. Je suis autrichienne, née à Vienne où j’ai suivi ma scolarité et des études universitaires, j’ai deux masters, un en management et l’autre en philosophie. C’est là que j’ai fait ma thèse et mon doctorat. J’ai ensuite poursuivi ma carrière dans différents pays dont le Canada, l’Australie et le Royaume-Uni. A Londres, j’ai fait un Post-Doc à la London Business School et avancé ma carrière jusqu’à être nommée full professor à Linz (Autriche) et puis à l’Université de Sussex (UK). Je suis à Genève comme professeure ordinaire depuis 3 ans et demi. Ce sont les coïncidences qui m’ont menée vers la carrière académique car même après ma thèse, ce n’était pas mon but. Des personnes m’ont inspirée. J’ai aussi bénéficié du soutien de mes parents, de mon mari et de mes enfants. Pour avancer, il y a des périodes de surcharge et l’entourage doit le comprendre. Il faut anticiper et être consciente des exigences, comme celle de voyager. Le réseau international est capital pour une carrière académique.

Un bémol, des obstacles ? Il y a peu de professeures dans mon domaine et par contre une exigence de 50% de femmes dans les commissions avec une nette minorité de professeures, le tournus est ingérable. Sans compter que l’on sait que les femmes ont tendance à accepter plus de charges administratives qui les empêchent ensuite de mener leur recherche et de gérer leur carrière.

Je suis fière de ne pas perdre mon bon humour face aux situations fatigantes.

À la Proust

Cet encart vous est présenté dans sa langue d’origine
Au-delà de votre profession

Le ski, la voile, lire beaucoup, surtout des livres de philosophie.

Des personnes qui vous inspirent

Les femmes et les hommes qui sortent du cadre, qui vont au-delà de ce qui est prescrit.

Un livre & un film

Quasikristalle (Eva Menasse) et How to train your dragon (Dean DeBlois et Chris Sanders), vu avec mes fils.

Un objet

Un tableau au mur de mon bureau : Connecting the dots de Katarina Reinsch, relier les points, cela me correspond bien.

Une couleur

Le vert

Un rêve

Prendre le temps d’être par exemple sur une plage avec ma famille.